Il était une fois… en Velay…

Pendant mon année de Licence d’Histoire : Automne-Hiver 1999

« Nous étions en automne, un automne glacial et pluvieux. En atteignant « le creux du Puy », le premier regard, celui qui compte, fut pour Elle, non pas pour Notre-Dame du Puy, Dieu me pardonne, mais pour la forteresse de Polignac. Elle se dessinait, énigmatique et inquiétante dans un horizon ténébreux. Elle ne faisait qu’un avec ce paysage tourmenté. »

 

Une ascension en apesanteur

« Pour arriver au sommet du château, il n’y avait qu’un seul passage situé au nord de la forteresse, et je suivais, hypnotisé et curieux, les spirales du chemin qui mène jusqu’à la porte principale. À  l’issue d’un étau de pierre qui s’ouvre sur le plateau, mes yeux s’éveillaient aux charmes de Clio ; les ruines me parlaient, elles m’appelaient, le paysage embrumé finissait de sceller ce sortilège romantique.
Ce lieu avait une âme… »

 

Une visite sous la pluie….

« Une voix à l’accent ponot (1) s’échappe par les petites fenêtres à meneaux d’un fier donjon, seul bâtiment encore réellement intact d’une vaste forteresse rongée par le temps. Un guide Bernard Pays assurait une visite à l’abri de la pluie. Dans la pénombre, un amas de pierres de formes diverses était réparti pêle-mêle sur le sol. Je laissais mes pupilles s’adapter et j’écoutais le récit de la visite. Des mots sacrés furent prononcés : « légende », « archéologie », « temple antique », « souterrains ».

 

…Pour rencontrer le dieu soleil : Apollon

«Soudain, derrière les touristes, derrière notre guide, je l’ai vu : une pierre blanche, une tête sculptée, une attitude noble et divine, je ne tardai pas à faire connaissance avec « Apollon ». Comme à Delphes, Polignac aurait abrité un temple dédié à ce dieu qui y rendait des oracles. »

 

(1) Ponot : du Puy-en-Velay.