ODIN (Pierre) — N/ Dijon
(vers 1420), D/ Le Puy (03/1502). Illustre et savant dignitaire de Notre-Dame
du Puy. Fut d’abord chanoine de la cathédrale, puis abbé de
Saint-Vosy, et enfin official du diocèse en 1471, vicaire in
spiritualibus, c’est-à-dire administrateur, juge au lieu
et place de l’évêque et par sa délégation,
de l’évêché du Puy, depuis la mort de Jean de
Bourbon, 1485, jusqu’à la prise de possession de Godefroi
de Pompadour (28/09/1486). Pour les affaires du chapitre, il fut député auprès
du roi qui était à Tours, l’an 1476. Louis XI l’envoya
plusieurs fois comme ambassadeur à Rome auprès du pape. Pierre
Odin (D/ 03/1502) après une longue vie consacrée aux lettres
et à l’église, fut enseveli au cloître de Notre-Dame.
On lui doit la bibliothèque ou librairie de l’église
cathédrale, à laquelle il avait fait de magnifiques dons,
ainsi que les peintures qui la décorent. Ce prêtre admirable,
homme de goût et de mérite, aimant les belles-lettres, était
tout à la fois orateur de talent et poète. On lui attribue
la traduction de la première histoire légendaire de Notre-Dame
du Puy, précédée d’une pièce de vers
de Pierre Odin sur Congratulation et graces de la nativité de
Charles aisné, fils du Roy Loys onzième de ce nom, Daulphin
de Viennois.
PANDRAUD Elie — N/ Lantriac (27/04/1904).D/.
Diplômé d’études philosophiques. Professeur au
Centre national de télé-enseignement, 1950. Outre de nombreux
articles et chroniques d’histoire locale, dans différentes
publications régionales, Elie Pandraud, ancien maire de Lantriac,
a fait paraître : Quelques aspects de l’ancien Velay (1974) ; Le
Puy (et la Haute-Loire) et ses environs vus par d’anciens artistes,
cinq volumes (1975-1990), superbes albums iconographiques ; Etudes
sur le Velay au XVIIIe siècle, deux vol. (1989 et 1994. Il
collabora à L’Almanach du Renouveau, Per lous chamis,
Bulletin de la Société Académique, dont il était
membre. En 1991 il a exposé au Puy ses peintures, aquarelles et
dessins. Elie Pandraud a participé à l’ouvrage collectif : Lantriac,
avec Maurice Quinqueton et Roger Nicolas (éditions du Roure).
PASCAL (Joseph-Adrien) — N/ Le Puy (20/12/1814),
D/ (25/08/1863). Ecrivain militaire et polygraphe, arrivé à Paris,
il débutait aussitôt dans le journalisme en 1835, et ne cessa
d’appartenir à la presse jusqu’à sa mort. Il
collabora à divers journaux, notamment à L’Ecole, Le
moniteur du soir, Le moniteur parisien où il faisait
la critique théâtrale et donna des nouvelles, La Presse, Le
Siècle, Le Constitutionnel, etc. En 1840, revenu au
Puy, il donna des poésies et divers articles dans les journaux de
cette ville, dont L’Annonciateur de la Haute-Loire. Fonda, à Paris,
avec Baudoin, Le Moniteur de l’armée. Il était
directeur et rédacteur en chef à La France hippique,
journal des haras, ainsi que du journal La Vie à la campagne
où il donna de nombreux articles relatifs à la vie sportive.
Nommé (10/12/1848), sous-chef de cabinet du prince, président
de la République, puis historiographe au ministère de la
Guerre. Après l’Exposition universelle, il reprit sa position
dans la presse périodique, à l’agence Havas, au Sport.
C’est la plume à la main qu’il expira, âgé de
49 ans. Adrien Pascal a publié : Chansons politiques (Paris,
Terry, 1837) ; Le château de Polignac, ode (1840) ; Une
reine chez les Francs, drame en quatre actes (Le Puy, Guillaume, 1840) ; Physiologie
du Palais Royal (Paris, Lesage 1841) ; Biographie militaire
de S. M. Louis Philippe (Paris, 1841) ; Observations historiques
sur la vie et les ouvrages du général de Jomini (Paris,
1842) ; L’instruction popularisée par l’illustration :
l’Armée (Paris, Marescq, 1854) ; Visites et études
de S.A.I. le prince Napoléon au Palais de l’industrie (Paris,
Perrotin, 1855) ; ... au Palais des Beaux-Arts (Paris, Noblet,
1856) ; Bulletin de la Grande Armée, histoire militaire
du général Bonaparte, de l’empereur Napoléon
et de tous les officiers supérieurs de terre et de mer.
PAUL (Georges) — N/ Allègre (24/06/1884),
D/ Allègre (22/01/1969). Historien contemporain d’une grande érudition,
il a publié : Le château d’Allègre et
ses seigneurs (Paris, 1908) ; Le père Antoine Nolhac (Le
Puy, 1912) ; Armorial général du Velay (Paris,
1912) ; Les d’Allègre, de 1122 à 1361 ;
Morinot de Tourzel, 1352-1418 (Le Puy, 1921) ; Un favori
du connétable de Bourbon : Joachim de Pomperanc (Paris,
1923) ; Gilbert Allègre de Langhac, marquis de Coligny,
et Louise-Françoise de Bussy de Rabutin (Paris, 1924) ; Généalogie
de la maison de Veyrac en Velay (Le Puy, 1934) ; etc. Membre
de la Société de l’Almanach de Brioude, il y publia
entre autres : Une énigme (1940-41). Président
(1938-1966) de la Société académique du Puy, il donna
dans le Bulletin : La vie aventureuse de Pierre-Henry
Ranchoup (1941) ; Les Duplay et Robespierre (1943) ; Armorial
chronologique des évêques du Puy (1966). En collaboration
avec son frère Pierre : Paysages d’Auvergne et de
Velay (Le Puy, 1912) ; Contes d’hier et d’aujourd’hui (Le
Puy, 1913) ; Médailles d’Auvergne et de Velay (Le
Puy, 1922) ; Le pays de Velay et le Brivadois ; Les décors
du Puy (Aurillac, U.S.H.A., 1932).
PAUL (Pierre) — N/ Allègre (26/05/1887),
D/ Paris (8/06/1971).Le frère du précédent. Il avait
fait toutes ses études secondaires au petit séminaire de
La Chartreuse près du Puy. Ancien élève de l’Ecole
des Chartes, archiviste paléographe, licencié en droit, poète
et littérateur, il termina sa carrière dans l’administration
comme bibliothécaire en chef au service historique de l’Armée.
Durant la Grande Guerre qu’il fit comme lieutenant, puis capitaine
au 32e et au 114e régiment d’infanterie, il fut plusieurs
fois blessé. Croix de guerre et chevalier de la Légion d’honneur ;
par la suite, il fut élevé au grade d’officier. En
1969, il est promu commandeur de l’ordre national du Mérite.
L’œuvre littéraire et historique de M. Pierre Paul est
très abondante. Il y a lieu de citer entre autres : Les
vols d’abeilles, poésies (Le Puy, 1910) ; José-Maria
de Heredia (Le Puy, 1912) ; Le parfum du passé,
poèmes (Paris, 1913) ; Le cardinal Melchior de Polignac, thèse
de sortie de l’école des Chartes, ouvrage couronné par
l’Académie française (Paris, 1922) ; Le duc
de Morny (Paris, 1958) ; Demain (Paris, 1963) ; Des
mutineries à la victoire (Paris, 1965) ; L’Allier,
du Gévaudan aux Limagnes (Brioude, 1970). Il avait de plus écrit,
en collaboration avec son frère Georges Paul, de nombreux ouvrages.
Plusieurs articles de M. Pierre Paul ont paru dans divers journaux et revues,
notamment dans : La Revue historique de l’armée, Le
Figaro , La Revue des poètes, L’Avenir de
la Haute-Loire, etc.
PAYRARD (Jean-Baptiste) — N/ Tiranges (14/07/1839),
D/ Cayres (13/05/1892). Fut élève du séminaire de
La Chartreuse, puis étudia la théologie pendant quatre ans
au grand séminaire du Puy et un an à Saint-Sulpice à Paris.
Il occupa successivement, comme vicaire, les postes de Beaune, Chomelix
et des Carmes. En 1877, curé de Cerzat ; en 1881, curé de
Saint-Julien-d’Ance et enfin, en 1888, curé-doyen de Cayres.
Il a laissé dans toutes ces paroisses les meilleurs souvenirs. En
dehors de la vie sacerdotale, l’abbé Payrard consacra ses
loisirs aux études de paléographie et d’archéologie
locale. Avec Calemard de Lafayette, Lascombe et Rocher, il fut un des fondateurs
de l’excellent recueil Les Tablettes du Velay qui, pendant
huit ans, recueillirent et gardent pour la postérité des
richesses historiques considérables. Qu’il signe, qu’il
se cache sous un pseudonyme (notamment ceux de DUCHAPRE et de Jean FURET),
vous le reconnaîtrez facilement ; il donne les Cartulaires
de Pébrac, de Saint-Julien ; Le cérémonial
de l’église angélique ; un Mémoire
sur le jubilé ; etc. Il pousse à la publication
du cartulaire de Saint-Chaffre. Il collabora à L’Echo
de Notre-Dame de France, 1865 ; L’Echo du Velay ; La
Semaine religieuse. Parmi ses très nombreuses publications : Notice
biographique sur M. Porte, curé de Tiranges ; Mélanges
historiques ; Petites éphémérides vellaves ;
Trois documents relatifs à l’histoire du Velay ; Un inventaire
des titres de la maison de Polignac ; Un extrait du catalogue des
fondations faites en faveur des Frères mineurs du Puy ; Trois
documents concernant les différents des évêques du
Puy avec les Polignac ; Documents inédits relatifs à l’histoire
de Notre-Dame du Puy (1868) ; Le petit cartulaire du prieuré de
Saint-Julien d’Orcival, dépendant de La Chaise-Dieu (Le
Puy, J.-M. Freydier, 1876) ; Enseignement géographique à Yssingeaux
en 1787 (1875) ; Ancien cérémonial coutumier
de l’église du Puy (1878) ; Nouvel épiscopologe
du Velay (Le Puy, Prades-Freydier, 1891). On doit à l’abbé Payrard
la conservation d’un des plus curieux monuments liturgiques de l’ancienne
France : le Prosolarium de l’église du Puy.
PAYS (Bernard) — N/ Le Puy (23/06/1940). Imprimeur
et éditeur au Puy. Artiste-peintre, élève de Pierre
Barry. Nombreuses expositions dans différentes villes de France.
Chevalier des Arts et Lettres. Il fut guide au château de Polignac
pendant de nombreuses années.
POLIGNAC (Étienne de) — Dit
Brise-Fer. Fils d’Armand et d’Alix. Evêque de
Clermont (Etienne V) vers 1056, puis évêque du Puy
(1073-1078). Il fut déposé et se fit moine aux îles
de Lérins.
POLIGNAC (Héracle de) — Fils de Guillaume
et d’Adélaïs. Marié à Jeanne de Montboissier.
Partit pour la 1ère croisade en 1095. Il fut au nombre des principaux
seigneurs qui suivirent dans cette expédition Raymond de Saint-Gilles,
comte de Toulouse, et le célèbre Adhémar de Monteil, évêque
du Puy. Celui-ci fut nommé chef des croisés et légat
du pape. Frappé d’une flèche à la bataille
d’Antioche gagnée par les croisés, le vicomte Héracle
de Polignac y mourut de ses blessures (9/07/1098).
POLIGNAC (Pons V de) — N/ vers 1205. Fils de Pons
IV et d’Alcinoë de Montlaur. Marié à Adélaïde
ou Alix de Trainel en 1223. Mort en 1248. Fut du nombre des seigneurs qui
partirent avec saint Louis pour la Terre Sainte, en 1248. Il mourut dans
cette expédition.
POLIGNAC (Armand de) — D/ (16/05/1257). Evêque
du Puy (1255 à 1257). Frère du précédent, il était
prévôt de la cathédrale et abbé de Saint-Pierre-la-Tour
quand il fut élu évêque du Puy et consacré par
l’archevêque de Vienne en 1255. Durant son court épiscopat,
il fit de nombreuses libéralités aux églises et couvents
de son diocèse. Il fut enlevé par une violente maladie et
inhumé dans l’église du prieuré de Viaye, fondé au
XIe siècle par Héracle III de Polignac.
POLIGNAC (Bertrand de) — D/ Saugues (2/11/1501).
Evêque de Rodez, dont s’était démis en partie
son oncle Bertrand de Chalencon-Polignac (voir ce nom). Il mourut quelques
jours seulement après celui-ci, de la même maladie que l’on
suppose être une sorte de dysenterie.
POLIGNAC (vicomte Claude-Armand de) — Fils
de Guillaume-Armand et d’Amédée de Saluces de Coppet.
L’assemblée de la noblesse de la sénéchaussée
de Beaucaire le nomma pour assister aux Etats généraux du
royaume convoqués à Tours en 1484. Claude-Armand de Polignac
y siégeait à la septième place des vicomtes, dans
cette assemblée dont Charles VII fit l’ouverture (14/01/1483).
Il mourut à Lavoûte-sur-Loire (24/08/1509) à 59 ans
(T. du Molin), son corps fut déposé tout d’abord à Viaye,
puis en 1518, fut transporté aux jacobins au Puy.
POLIGNAC (Anne de) — Fille de Jean (D/ en
1500) et de Jeanne de Jambes. Bibliophile distinguée, elle s’était
créée une bibliothèque où figuraient les volumes
et manuscrits des plus rares et de hautes valeurs. On cite d’elle : Les
miroirs des biens et des maux, petit volume sur parchemin du commencement
du XVIe siècle. Elle avait épousé : en 1503,
Charles de Bueil, comte de Sancerre ; en 1518, François II
de La Rochefoucauld. Veuve en 1533, elle se retira au château de
Verneuil (Charente).
POLIGNAC (Louis-Armand de) — D/ Paris (1584).
Fils de François-Armand, surnommé le Grand justicier, et
de sa deuxième épouse Philiberte de Clermont de Tallard.
Marié à Françoise de Montmorin-Saint-Hérem,
en 1575. Louis-Armand fut député de noblesse du Velay aux
Etats généraux de Blois en 1576. Avec le baron de Saint-Vidal,
il avait participé à la poursuite des protestants de Bargheac
en 1577 ; aux sièges d’Ambert, d’Issoire et de
Saint-Agrève où il fut blessé en même temps
que Saint-Vidal y perdait un œil. Mais bientôt, une sourde
rivalité opposa ces deux seigneurs. Après la mort du vicomte
en 1584, sa veuve épousa le fameux sénéchal du Velay
François de Clermont-Chaste.
POLIGNAC (Gaspard-Armand de) — N/ très
probablement à Lavoûte-sur-Loire, D/ (1649). Fils de Louis-Armand
et de Françoise Montmorin-Saint-Hérem. Marié à Clauda-Françoise
de Tournon. Fut député de la noblesse aux Etats généraux
de Paris en 1614.
POLIGNAC (vicomte Louis-Armand de) — N/ (13/12/1608),
D/ Le Puy (3/09/1692). Fils du précédent. A la mort de son
père, arrivée en 1649, il eut avec l’évêque
Henri de Maupas des contestations fort vives qui furent sur le point de
faire naître une guerre civile. Contestations au sujet de la charge
de gouverneur de la ville du Puy, dont avait été pourvu Gaspard-Armand
par l’influence de Richelieu et que l’évêque regardait
comme un empiètement sur les prérogatives temporelles de
l’évêché. Louis-Armand ne prit aucune part aux
troubles de la Fronde, mais commanda à ses vassaux de « rester
unis pour le service du roy ». Il fit, en 1666, partie de la
députation annuelle des Etats généraux du Languedoc à la
cour. Louis-Armand, vicomte de Polignac, chevalier, marquis de Chalencon,
fut marié trois fois : avec Suzanne des Serpens de Gondras
(14/02/1638); avec Isabelle-Esprit de la Baume de Montrevel (17/02/1648) ;
avec Jacqueline de Grimoard-Beauvoir du Route (17/01/1658) : « Cette
Mme de Polignac fut fort mêlée, dit Saint-Simon, avec la comtesse
de Soissons et Mme de Bouillon dans l’affaire de la Voisin, dont
elle eut grand peine à se tirer et en fut exilée au Puy. » Elle
mourut (7/11/1721), âgée de 80 ans. Elle fut la mère
du cardinal Melchior de Polignac.
POLIGNAC (Melchior de) — D/ Le Puy (8/07/1699) à 88
ans. Frère du précédent. Seigneur de Beaumont, comte
de Rioux, baron de Sarras, de Randon, conseiller du roi, aumônier
de la reine, abbé et baron de Montebourg (diocèse de Coutances),
après Just de Serres. Adrien Sicler lui dédia son Traité de
médecine empirique. Il prit une part active aux violents débats
de la maison de Polignac avec Mgr de Béthune. En 1682, il devint
prévôt du chapitre de Notre-Dame du Puy. Il fut enterré dans
l’église de Lavoûte-sur-Loire dont il était
prieur. C’était l’oncle paternel et le parrain du cardinal
de Polignac.
POLIGNAC (Sidoine-Apollinaire-Gaspard-Scipion-Armand de) — N/
Lavoûte-sur-Loire (5/06/1660), D/ Paris (4/04/1739). Fils de Louis-Armand
et de Jacqueline Grimoard-Beauvoir du Route. Marié : à Marie-Armande-Renée
de Rambures ; à Françoise de Mailly. Entra comme lieutenant
réformé au régiment de Piémont (16/02/1677),
où il servit jusqu’à la paix de Nimègue. Fait
lieutenant au régiment du roi, infanterie, (20/01/1682), puis capitaine
(30/04/1683). Il est, la même année, aux sièges et à la
prise de Courtray et de Dixmude et au bombardement d’Oudenarde. Il
fut employé à l’armée de Flandre, qui couvrit
le siège de Luxembourg, en 1684. On lui donna le régiment
d’infanterie d’Aunis à sa formation, par commission
du 22 septembre, et il le commanda au siège de Namur, au combat
de Steinkerque et au bombardement de Charleroi, en 1692 ; sur les
côtes, en 1693 ; à l’armée d’Italie,
en 1694 ; à l’armée de Catalogne, en 1695 ;
au siège de Valence, en Italie, en 1696, et à l’armée
de la Meuse, en 1697. Créé brigadier, (29/01/1702), et employé à l’armée
de Flandre, il contribua à la défaite des Hollandais sous
Nimègue. Il passa ensuite en Allemagne, sous les ordres du marquis
de Villars, et fut blessé à la bataille de Fredelingen, où il
se distingua. Employé à l’armée d’Allemagne,
en 1703, il servit au siège de Brisack, sous le duc de Bourgogne ;
au siège de Landau, sous le maréchal de Tallart, et combattit à Spire.
Promu maréchal de camp (10/02/1704), il se démit du régiment
d’Aunis et alla servir à l’armée de Savoie. Il
y contribua à la défense de Chambéry, à la
prise de Suze, à la soumission des Vaudois, et à la réduction
de la vallée d’Aost. En 1705, il se trouva aux sièges
et à la prise de Villefranche, de Saint-Ospitio, de Montalban et
de Nice ; à la bataille de Turin, en 1706. Il obtint le gouvernement
du Velay et de la ville du Puy (4/12/1718), et le grade de lieutenant-général
des armées du roi (1/02/1719). Il fut le premier de sa famille qui
prit le titre de marquis.
POLIGNAC (Melchior de) — N/ Lavoûte-sur-Loire
(11/10/1661), D/ Paris (20/11/1741). Frère du précédent.
Cardinal, diplomate et poète latin. Membre de l’Académie
française. Ambassadeur en Pologne, il fit élire roi le prince
de Conti, mais l’élection ayant été sans effet,
il fut disgracié et exilé. Rentré en grâce,
il fut nommé cardinal et, en 1709, fut un des plénipotentiaires
des conférences de Gertruydenberg, où les Hollandais parlèrent
comme un peuple qui n’est pas « accoutumé à vaincre ».
Exilé pendant la Régence, pour s’être compromis
dans la conspiration de Cellamare, il fut exilé une seconde fois
pendant trois ans, puis envoyé à Rome, où il régla
les différents relatifs à la bulle Unigenitus.
Pendant son absence, il fut nommé archevêque d’Auch.
Il composa un poème en neuf chants : L’anti-Lucrèce (Anti-Lucretius,
seu de Deo et Naturâ, libri IX), qui lui valut un siège à l’Académie
française où il fut reçu (2/08/1704), en remplacement
du célèbre Bossuet. On lui doit également : Lettre
du maréchal d’Uxelles et de l’abbé de Polignac
au grand pensionnaire Heinsius (1710) ; Discours prononcé à l’Académie
Française (1704) ; Divertissements de Sceaux (1712) ;
etc. Ses œuvres ont été réunies.
POLIGNAC (Camille-Louis-Apollinaire de) — N/
Paris (31/08/1745), D/ Paris (26/10/1821). Evêque de Meaux en 1779,
aumônier de la reine en 1780, abbé commendataire de Saint-Epvre
en 1781. Il partit en émigration en 1789, mais resta titulaire de
l’évêché de Meaux jusqu’en 1801, date du
Concordat. Il revint en France sous la Restauration.
POLIGNAC (Jules-François-Armand de) — N/
Paris (30/12/1746), D/ Saint-Pétersbourg, Russie (9/09/1817). Servit
au régiment de Royal Pologne, puis au Royal Cavalerie. Aide maréchal
général des logis en Bretagne (1778), brigadier (1781), directeur
des Postes et des haras. Emigra en 1789 et fut l’ambassadeur des
princes auprès de l’empereur d’Autriche. Envoyé à Saint-Pétersbourg,
il s’y installa. Pair de France (1814). Chevalier de Saint-Louis.
Il avait épousé, en 1767, Gabrielle-Yolande-Martine de Polastron,
qui fut gouvernante des enfants de France.
POLIGNAC (Armand-Jules-Marie-Héraclius de) — N/
Paris (15/01/1771), D/ Paris (1/03/1847). Fils du précédent.
Ancien officier de hussards, émigre en 1789 et devint aide de camp
du comte d’Artois qu’il suivit en Ecosse. Prit part avec son
frère Jules aux conspirations de Cadoudal et de Pichegru, contre
Napoléon 1er. Arrêté en 1804, condamné à mort.
Sa peine fut commuée en prison perpétuelle et il fut interné au
fort de Ham, d’où il s’évada en 1813. Rentré en
France, fut promu maréchal de camp (24/08/1814) et pair de France.
Député de la Haute-Loire en 1815 à la Chambre introuvable.
Se retira de la vie politique en 1830.
POLIGNAC (prince Auguste-Jules-Armand-Marie de) — N/
Paris (14/05/1780), D/ Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise (30/03/1847).
Frère du précédent. Emigré en 1789, servit
en Russie, puis le comte d’Artois et participa aux complots de Cadoudal.
Emprisonné jusqu’en 1814, il fut fait en 1815 comte et pair
de France et inspecteur général de la garde nationale, maréchal
de camp. Ambassadeur à Rome, puis à Londres (1823-1829),
ministre des Affaires étrangères et dernier président
du Conseil des ministres du roi Charles X. Auteur des fameuses Ordonnances,
causes de la Révolution de juillet 1830. Libéré en
1836, après six ans de détention à Ham. Il est l’auteur
de quelques ouvrages politiques.
POLIGNAC (comte Camille-Henri-Melchior de) — N/
Versailles (27/12/1781), D/ Fontainebleau (2/02/1855). Frère des
précédents. Servit d’abord dans l’armée
russe, puis passa en Angleterre. Enseigne dans le régiment de Dillon
(1803), lieutenant (1806), capitaine dans le régiment sicilien (1810).
Colonel dans l’armée française et aide de camp du comte
d’Artois (1814), puis du duc d’Angoulême (1815). Sert
ensuite dans l’armée royale du Midi, fut promu maréchal
de camp (26/12/1815). Gouverneur de Fontainebleau en 1825 à 1830.
Chevalier des ordres du roi, commandeur de la Légion d’honneur.
POLIGNAC (prince Alphonse-Armand-Charles-Georges-Marie de) — N/
Londres, Angleterre (27/03/1826), D/ Paris (30/06/1862). Fils du prince
Jules (1780-1847). Elève de l’Ecole polytechnique, capitaine
d’artillerie en 1855. Auteur de nombreux mémoires de sciences
mathématiques, dont: Recherches nouvelles sur les nombres premiers (Paris,
1851), et poète : Le Faust de Gœthe, traduit en vers
français (Paris, 1859).
POLIGNAC (prince Charles-Ludovic-Marie de) — N/
Londres, Angleterre (24/03/1827), D/ La Bouzarea, Alger (13/01/1904). Frère
du précédent. Officier de l’armée d’Afrique,
spécialisé dans les questions sahariennes, chef du bureau
arabe de Sétif. Nommé à l’état-major
en 1870, il fut fait prisonnier à Metz. Attaché militaire à Berlin
après 1871, il retourna en Algérie en 1877. Colonel en 1879,
il prit sa retraite en 1887. Outre des articles dans divers journaux, il
publia France et islamisme (Paris, 1893), ainsi que Notice
sur l’état politique et social du pays des nègres,
resté manuscrit.
POLIGNAC (prince Camille-Armand-Jules-Marie de) — N/
Millemont, Seine-et-Oise (16/02/1832), D/ Paris (15/11/1913). Frère
des précédents. Officier aux chasseurs d’Afrique, il
démissionna en 1859. Prit part à la guerre de Sécession
américaine de 1861 à 1865 dans les armées sudistes
en qualité de général de brigade, puis de division
et remporta la victoire de Mansfield. Revenu en France, il devint chef
de bataillon de la garde mobile de la Haute-Loire (juillet 1870), général
de brigade (18/10/1870), il commanda la 1ère division de l’armée
de l’Est, et fut confirmé comme général de
division (24/09/1870). Chevalier de la Légion d’honneur. Il
avait publié : L’Union américaine après
la guerre (Paris, 1866).
POLIGNAC (prince Edmond-Melchior-Jean-Marie de) — N/
Paris (19/04/1834), D/ Paris (8/08/1901). Frère des précédents.
Elève du Conservatoire de Paris et de A. Thys. Compositeur de musique,
auteur de romances, de plusieurs morceaux de musique religieuse, ainsi
que : Où est le bonheur ? ; Le myosotis ; La
vieillesse, chœurs (1865) ; L’abeille, chœur
(1867) ; Don Juan et Haydée (1876) ; Recueil
de douze mélodies ; Les adieux de Deidamia ; Tarentelle.
Il fut aussi l’ami de Saint-Saëns, Debussy et Gabriel Fauré.
POLIGNAC (comte Melchior-Henri-Georges-Marie de) — N/
Guidel, Morbihan (21/06/1856), D/ Paris 16e (20/11/1925). Ancien élève
de l’Ecole des Chartes. Esprit très lettré, auteur
de différents livres sur la littérature hongroise. Maire
de Lavoûte-sur-Loire de 1919 à 1924.
POLIGNAC (prince François-Sosthène-Marie-Joseph
de) — N/ Paris (4/10/1887), D/ (26/12/1981). Chevalier
de la Légion d’honneur, croix de guerre 1914-18, maire de
La Jumellière (1919-65), conseiller général de Chemillé (1922-45),
député du Maine-et-Loire (1928-40). Sa seconde épouse,
née Hedwige-Marie-Camille de CHABANNES LA PALICE, née à Paris
(2/12/1895), a publié : Les Polignac (Paris, Fasquelle,
1960), ainsi que des romans et des ouvrages de recherches : Anne
de Beaujeu.
POLIGNAC (duc Jean-Héracle-Armand-François-Emmanuel-Marie-Joseph
de) — N/ Versailles (14/10/1914). Maire de Villers-Vermont,
chevalier de l’ordre national du Mérite, médaille
de Dunkerque, croix du combattant 1939-45. Le duc Jean-Héracle
de Polignac est l’auteur de : Châteaux de la Haute-Loire,
plaquette (1970) ; Tourisme en Haute-Loire, plaquette (1971) ;
et de l’important ouvrage sur La Maison de Polignac (1975).
POLIGNAC — (Voir aussi CHALENCON)
POMARAT (Michel-Louis-Paul) — N/ Le Puy (27/01/1907).
Au cours de sa brillante carrière dans la magistrature, il fut successivement
en poste à la Grande chancellerie, à Paris, en 1930, puis
juge à Cusset, substitut à Aurillac et au Puy, procureur à Tournon,
substitut au procureur général de Riom, et, en 1945, procureur
de la République au Puy. Président des anciens élèves
du lycée du Puy, chevalier de la Légion d’honneur (1958) ;
membre de la Société académique du Puy, dont il fut
le président (1966-1984). Il s’est fait apprécier par
ses vastes connaissances au sein des associations littéraires, artistiques
et culturelles de notre région. Son esprit d’humanisme est
inséparable de l’érudition qui le caractérise.
On lui doit un grand nombre d’études historiques publiées
notamment dans le Bulletin de la Société académique et
les Cahiers de la Haute-Loire.
POURRAT (Henri) — Ambert, Puy-de-Dôme,
1887-1959. Ce grand écrivain auvergnat a laissé une œuvre
qui intéresse notre département par les incursions nombreuses
qu’il y fit, ne serait-ce que Les vaillances, farces et aventures
de Gaspard des montagnes, quatre volumes, publiés en 1922,
1925, 1930, et 1931 (Albin Michel) plusieurs fois réédités ; La
maison Dieu (1943).
PROU (Bernard) — N/ Paris 20e (27/12/1944).
Licencié ès sciences physiques. Professeur de physique à Vincennes
puis à Alfortville. Très attaché à la Haute-Loire
depuis 1970. Membre de l’Institut d’études et de recherches
maçonniques. Membre de la société française
d’études du XVIIIe. Participe à la revue Humanisme.
Il a publié avec Michel Achard : Franc-maçonnerie
en Haute-Loire. Le Réveil anicien (éditions du Roure,
1993) ; Laurent-Eynac (1886-1970), le premier ministre de l’Air (éditions
du Roure, 1998). Auteur de nouvelles (Le baron de Ceyssac…),
participe à un ouvrage collectif sur La Fayette (Ed. de
la Borne) et à la réédition des Documents maçonniques (Ed.
du Dragon).
QUINQUETON (Alain-Paul-Joseph-Antoine) — N/
Le Puy (7/02/1941). Ingénieur des services agricoles. Bulletin
historique de la Société académique : Objets
mobiliers en provenance de la villa gallo-romaine des Souils, d’Arlempdes (1969). CHL : Le
gisement de la Tène finale de Marcilhac (Saint-Paulien) (1978) ; Découverte
de la grotte Béraud, commune de Saint-Privat-d’Allier
(BHSAc, t. 45) ; Découverte du site Moustérien de
Rochelimagne (Bull. de la société préhistorique
française (1991). Participe aux Annales des Amis du musée
Crozatier (2000, 2001, 2002).
|