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ODIN (Pierre) — N/ Dijon (vers 1420), D/ Le Puy (03/1502). Illustre et savant dignitaire de Notre-Dame du Puy. Fut d’abord chanoine de la cathédrale, puis abbé de Saint-Vosy, et enfin official du diocèse en 1471, vicaire in spiritualibus, c’est-à-dire administrateur, juge au lieu et place de l’évêque et par sa délégation, de l’évêché du Puy, depuis la mort de Jean de Bourbon, 1485, jusqu’à la prise de possession de Godefroi de Pompadour (28/09/1486). Pour les affaires du chapitre, il fut député auprès du roi qui était à Tours, l’an 1476. Louis XI l’envoya plusieurs fois comme ambassadeur à Rome auprès du pape. Pierre Odin (D/ 03/1502) après une longue vie consacrée aux lettres et à l’église, fut enseveli au cloître de Notre-Dame. On lui doit la bibliothèque ou librairie de l’église cathédrale, à laquelle il avait fait de magnifiques dons, ainsi que les peintures qui la décorent. Ce prêtre admirable, homme de goût et de mérite, aimant les belles-lettres, était tout à la fois orateur de talent et poète. On lui attribue la traduction de la première histoire légendaire de Notre-Dame du Puy, précédée d’une pièce de vers de Pierre Odin sur Congratulation et graces de la nativité de Charles aisné, fils du Roy Loys onzième de ce nom, Daulphin de Viennois.

PANDRAUD Elie — N/ Lantriac (27/04/1904).D/. Diplômé d’études philosophiques. Professeur au Centre national de télé-enseignement, 1950. Outre de nombreux articles et chroniques d’histoire locale, dans différentes publications régionales, Elie Pandraud, ancien maire de Lantriac, a fait paraître : Quelques aspects de l’ancien Velay (1974) ; Le Puy (et la Haute-Loire) et ses environs vus par d’anciens artistes, cinq volumes (1975-1990), superbes albums iconographiques ; Etudes sur le Velay au XVIIIe siècle, deux vol. (1989 et 1994. Il collabora à L’Almanach du Renouveau, Per lous chamis, Bulletin de la Société Académique, dont il était membre. En 1991 il a exposé au Puy ses peintures, aquarelles et dessins. Elie Pandraud a participé à l’ouvrage collectif : Lantriac, avec Maurice Quinqueton et Roger Nicolas (éditions du Roure).

PASCAL (Joseph-Adrien) — N/ Le Puy (20/12/1814), D/ (25/08/1863). Ecrivain militaire et polygraphe, arrivé à Paris, il débutait aussitôt dans le journalisme en 1835, et ne cessa d’appartenir à la presse jusqu’à sa mort. Il collabora à divers journaux, notamment à L’Ecole, Le moniteur du soir, Le moniteur parisien où il faisait la critique théâtrale et donna des nouvelles, La Presse, Le Siècle, Le Constitutionnel, etc. En 1840, revenu au Puy, il donna des poésies et divers articles dans les journaux de cette ville, dont L’Annonciateur de la Haute-Loire. Fonda, à Paris, avec Baudoin, Le Moniteur de l’armée. Il était directeur et rédacteur en chef à La France hippique, journal des haras, ainsi que du journal La Vie à la campagne où il donna de nombreux articles relatifs à la vie sportive. Nommé (10/12/1848), sous-chef de cabinet du prince, président de la République, puis historiographe au ministère de la Guerre. Après l’Exposition universelle, il reprit sa position dans la presse périodique, à l’agence Havas, au Sport. C’est la plume à la main qu’il expira, âgé de 49 ans. Adrien Pascal a publié : Chansons politiques (Paris, Terry, 1837) ; Le château de Polignac, ode (1840) ; Une reine chez les Francs, drame en quatre actes (Le Puy, Guillaume, 1840) ; Physiologie du Palais Royal (Paris, Lesage 1841) ; Biographie militaire de S. M. Louis Philippe (Paris, 1841) ; Observations historiques sur la vie et les ouvrages du général de Jomini (Paris, 1842) ; L’instruction popularisée par l’illustration : l’Armée (Paris, Marescq, 1854) ; Visites et études de S.A.I. le prince Napoléon au Palais de l’industrie (Paris, Perrotin, 1855) ; ... au Palais des Beaux-Arts (Paris, Noblet, 1856) ; Bulletin de la Grande Armée, histoire militaire du général Bonaparte, de l’empereur Napoléon et de tous les officiers supérieurs de terre et de mer.

PAUL (Georges) — N/ Allègre (24/06/1884), D/ Allègre (22/01/1969). Historien contemporain d’une grande érudition, il a publié : Le château d’Allègre et ses seigneurs (Paris, 1908) ; Le père Antoine Nolhac (Le Puy, 1912) ; Armorial général du Velay (Paris, 1912) ; Les d’Allègre, de 1122 à 1361 ; Morinot de Tourzel, 1352-1418 (Le Puy, 1921) ; Un favori du connétable de Bourbon : Joachim de Pomperanc (Paris, 1923) ; Gilbert Allègre de Langhac, marquis de Coligny, et Louise-Françoise de Bussy de Rabutin (Paris, 1924) ; Généalogie de la maison de Veyrac en Velay (Le Puy, 1934) ; etc. Membre de la Société de l’Almanach de Brioude, il y publia entre autres : Une énigme (1940-41). Président (1938-1966) de la Société académique du Puy, il donna dans le Bulletin : La vie aventureuse de Pierre-Henry Ranchoup (1941) ; Les Duplay et Robespierre (1943) ; Armorial chronologique des évêques du Puy (1966). En collaboration avec son frère Pierre : Paysages d’Auvergne et de Velay (Le Puy, 1912) ; Contes d’hier et d’aujourd’hui (Le Puy, 1913) ; Médailles d’Auvergne et de Velay (Le Puy, 1922) ; Le pays de Velay et le Brivadois ; Les décors du Puy (Aurillac, U.S.H.A., 1932).

PAUL (Pierre) — N/ Allègre (26/05/1887), D/ Paris (8/06/1971).Le frère du précédent. Il avait fait toutes ses études secondaires au petit séminaire de La Chartreuse près du Puy. Ancien élève de l’Ecole des Chartes, archiviste paléographe, licencié en droit, poète et littérateur, il termina sa carrière dans l’administration comme bibliothécaire en chef au service historique de l’Armée. Durant la Grande Guerre qu’il fit comme lieutenant, puis capitaine au 32e et au 114e régiment d’infanterie, il fut plusieurs fois blessé. Croix de guerre et chevalier de la Légion d’honneur ; par la suite, il fut élevé au grade d’officier. En 1969, il est promu commandeur de l’ordre national du Mérite. L’œuvre littéraire et historique de M. Pierre Paul est très abondante. Il y a lieu de citer entre autres : Les vols d’abeilles, poésies (Le Puy, 1910) ; José-Maria de Heredia (Le Puy, 1912) ; Le parfum du passé, poèmes (Paris, 1913) ; Le cardinal Melchior de Polignac, thèse de sortie de l’école des Chartes, ouvrage couronné par l’Académie française (Paris, 1922) ; Le duc de Morny (Paris, 1958) ; Demain (Paris, 1963) ; Des mutineries à la victoire (Paris, 1965) ; L’Allier, du Gévaudan aux Limagnes (Brioude, 1970). Il avait de plus écrit, en collaboration avec son frère Georges Paul, de nombreux ouvrages. Plusieurs articles de M. Pierre Paul ont paru dans divers journaux et revues, notamment dans : La Revue historique de l’armée, Le Figaro , La Revue des poètes, L’Avenir de la Haute-Loire, etc.

PAYRARD (Jean-Baptiste) — N/ Tiranges (14/07/1839), D/ Cayres (13/05/1892). Fut élève du séminaire de La Chartreuse, puis étudia la théologie pendant quatre ans au grand séminaire du Puy et un an à Saint-Sulpice à Paris. Il occupa successivement, comme vicaire, les postes de Beaune, Chomelix et des Carmes. En 1877, curé de Cerzat ; en 1881, curé de Saint-Julien-d’Ance et enfin, en 1888, curé-doyen de Cayres. Il a laissé dans toutes ces paroisses les meilleurs souvenirs. En dehors de la vie sacerdotale, l’abbé Payrard consacra ses loisirs aux études de paléographie et d’archéologie locale. Avec Calemard de Lafayette, Lascombe et Rocher, il fut un des fondateurs de l’excellent recueil Les Tablettes du Velay qui, pendant huit ans, recueillirent et gardent pour la postérité des richesses historiques considérables. Qu’il signe, qu’il se cache sous un pseudonyme (notamment ceux de DUCHAPRE et de Jean FURET), vous le reconnaîtrez facilement ; il donne les Cartulaires de Pébrac, de Saint-Julien ; Le cérémonial de l’église angélique ; un Mémoire sur le jubilé ; etc. Il pousse à la publication du cartulaire de Saint-Chaffre. Il collabora à L’Echo de Notre-Dame de France, 1865 ; L’Echo du Velay ; La Semaine religieuse. Parmi ses très nombreuses publications : Notice biographique sur M. Porte, curé de Tiranges ; Mélanges historiques ; Petites éphémérides vellaves ; Trois documents relatifs à l’histoire du Velay ; Un inventaire des titres de la maison de Polignac ; Un extrait du catalogue des fondations faites en faveur des Frères mineurs du Puy ; Trois documents concernant les différents des évêques du Puy avec les Polignac ; Documents inédits relatifs à l’histoire de Notre-Dame du Puy (1868) ; Le petit cartulaire du prieuré de Saint-Julien d’Orcival, dépendant de La Chaise-Dieu (Le Puy, J.-M. Freydier, 1876) ; Enseignement géographique à Yssingeaux en 1787 (1875) ; Ancien cérémonial coutumier de l’église du Puy (1878) ; Nouvel épiscopologe du Velay (Le Puy, Prades-Freydier, 1891). On doit à l’abbé Payrard la conservation d’un des plus curieux monuments liturgiques de l’ancienne France : le Prosolarium de l’église du Puy.

PAYS (Bernard) — N/ Le Puy (23/06/1940). Imprimeur et éditeur au Puy. Artiste-peintre, élève de Pierre Barry. Nombreuses expositions dans différentes villes de France. Chevalier des Arts et Lettres. Il fut guide au château de Polignac pendant de nombreuses années.


POLIGNAC (Étienne de) — Dit Brise-Fer. Fils d’Armand et d’Alix. Evêque de Clermont (Etienne V) vers 1056, puis évêque du Puy (1073-1078). Il fut déposé et se fit moine aux îles de Lérins.

POLIGNAC (Héracle de) — Fils de Guillaume et d’Adélaïs. Marié à Jeanne de Montboissier. Partit pour la 1ère croisade en 1095. Il fut au nombre des principaux seigneurs qui suivirent dans cette expédition Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, et le célèbre Adhémar de Monteil, évêque du Puy. Celui-ci fut nommé chef des croisés et légat du pape. Frappé d’une flèche à la bataille d’Antioche gagnée par les croisés, le vicomte Héracle de Polignac y mourut de ses blessures (9/07/1098).

POLIGNAC (Pons V de) — N/ vers 1205. Fils de Pons IV et d’Alcinoë de Montlaur. Marié à Adélaïde ou Alix de Trainel en 1223. Mort en 1248. Fut du nombre des seigneurs qui partirent avec saint Louis pour la Terre Sainte, en 1248. Il mourut dans cette expédition.

POLIGNAC (Armand de) — D/ (16/05/1257). Evêque du Puy (1255 à 1257). Frère du précédent, il était prévôt de la cathédrale et abbé de Saint-Pierre-la-Tour quand il fut élu évêque du Puy et consacré par l’archevêque de Vienne en 1255. Durant son court épiscopat, il fit de nombreuses libéralités aux églises et couvents de son diocèse. Il fut enlevé par une violente maladie et inhumé dans l’église du prieuré de Viaye, fondé au XIe siècle par Héracle III de Polignac.

POLIGNAC (Bertrand de) — D/ Saugues (2/11/1501). Evêque de Rodez, dont s’était démis en partie son oncle Bertrand de Chalencon-Polignac (voir ce nom). Il mourut quelques jours seulement après celui-ci, de la même maladie que l’on suppose être une sorte de dysenterie.

POLIGNAC (vicomte Claude-Armand de) — Fils de Guillaume-Armand et d’Amédée de Saluces de Coppet. L’assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Beaucaire le nomma pour assister aux Etats généraux du royaume convoqués à Tours en 1484. Claude-Armand de Polignac y siégeait à la septième place des vicomtes, dans cette assemblée dont Charles VII fit l’ouverture (14/01/1483). Il mourut à Lavoûte-sur-Loire (24/08/1509) à 59 ans (T. du Molin), son corps fut déposé tout d’abord à Viaye, puis en 1518, fut transporté aux jacobins au Puy.

POLIGNAC (Anne de) — Fille de Jean (D/ en 1500) et de Jeanne de Jambes. Bibliophile distinguée, elle s’était créée une bibliothèque où figuraient les volumes et manuscrits des plus rares et de hautes valeurs. On cite d’elle : Les miroirs des biens et des maux, petit volume sur parchemin du commencement du XVIe siècle. Elle avait épousé : en 1503, Charles de Bueil, comte de Sancerre ; en 1518, François II de La Rochefoucauld. Veuve en 1533, elle se retira au château de Verneuil (Charente).

POLIGNAC (Louis-Armand de) — D/ Paris (1584). Fils de François-Armand, surnommé le Grand justicier, et de sa deuxième épouse Philiberte de Clermont de Tallard. Marié à Françoise de Montmorin-Saint-Hérem, en 1575. Louis-Armand fut député de noblesse du Velay aux Etats généraux de Blois en 1576. Avec le baron de Saint-Vidal, il avait participé à la poursuite des protestants de Bargheac en 1577 ; aux sièges d’Ambert, d’Issoire et de Saint-Agrève où il fut blessé en même temps que Saint-Vidal y perdait un œil. Mais bientôt, une sourde rivalité opposa ces deux seigneurs. Après la mort du vicomte en 1584, sa veuve épousa le fameux sénéchal du Velay François de Clermont-Chaste.

POLIGNAC (Gaspard-Armand de) — N/ très probablement à Lavoûte-sur-Loire, D/ (1649). Fils de Louis-Armand et de Françoise Montmorin-Saint-Hérem. Marié à Clauda-Françoise de Tournon. Fut député de la noblesse aux Etats généraux de Paris en 1614.

POLIGNAC (vicomte Louis-Armand de) — N/ (13/12/1608), D/ Le Puy (3/09/1692). Fils du précédent. A la mort de son père, arrivée en 1649, il eut avec l’évêque Henri de Maupas des contestations fort vives qui furent sur le point de faire naître une guerre civile. Contestations au sujet de la charge de gouverneur de la ville du Puy, dont avait été pourvu Gaspard-Armand par l’influence de Richelieu et que l’évêque regardait comme un empiètement sur les prérogatives temporelles de l’évêché. Louis-Armand ne prit aucune part aux troubles de la Fronde, mais commanda à ses vassaux de « rester unis pour le service du roy ». Il fit, en 1666, partie de la députation annuelle des Etats généraux du Languedoc à la cour. Louis-Armand, vicomte de Polignac, chevalier, marquis de Chalencon, fut marié trois fois : avec Suzanne des Serpens de Gondras (14/02/1638); avec Isabelle-Esprit de la Baume de Montrevel (17/02/1648) ; avec Jacqueline de Grimoard-Beauvoir du Route (17/01/1658) : « Cette Mme de Polignac fut fort mêlée, dit Saint-Simon, avec la comtesse de Soissons et Mme de Bouillon dans l’affaire de la Voisin, dont elle eut grand peine à se tirer et en fut exilée au Puy. » Elle mourut (7/11/1721), âgée de 80 ans. Elle fut la mère du cardinal Melchior de Polignac.

POLIGNAC (Melchior de) — D/ Le Puy (8/07/1699) à 88 ans. Frère du précédent. Seigneur de Beaumont, comte de Rioux, baron de Sarras, de Randon, conseiller du roi, aumônier de la reine, abbé et baron de Montebourg (diocèse de Coutances), après Just de Serres. Adrien Sicler lui dédia son Traité de médecine empirique. Il prit une part active aux violents débats de la maison de Polignac avec Mgr de Béthune. En 1682, il devint prévôt du chapitre de Notre-Dame du Puy. Il fut enterré dans l’église de Lavoûte-sur-Loire dont il était prieur. C’était l’oncle paternel et le parrain du cardinal de Polignac.

POLIGNAC (Sidoine-Apollinaire-Gaspard-Scipion-Armand de) — N/ Lavoûte-sur-Loire (5/06/1660), D/ Paris (4/04/1739). Fils de Louis-Armand et de Jacqueline Grimoard-Beauvoir du Route. Marié : à Marie-Armande-Renée de Rambures ; à Françoise de Mailly. Entra comme lieutenant réformé au régiment de Piémont (16/02/1677), où il servit jusqu’à la paix de Nimègue. Fait lieutenant au régiment du roi, infanterie, (20/01/1682), puis capitaine (30/04/1683). Il est, la même année, aux sièges et à la prise de Courtray et de Dixmude et au bombardement d’Oudenarde. Il fut employé à l’armée de Flandre, qui couvrit le siège de Luxembourg, en 1684. On lui donna le régiment d’infanterie d’Aunis à sa formation, par commission du 22 septembre, et il le commanda au siège de Namur, au combat de Steinkerque et au bombardement de Charleroi, en 1692 ; sur les côtes, en 1693 ; à l’armée d’Italie, en 1694 ; à l’armée de Catalogne, en 1695 ; au siège de Valence, en Italie, en 1696, et à l’armée de la Meuse, en 1697. Créé brigadier, (29/01/1702), et employé à l’armée de Flandre, il contribua à la défaite des Hollandais sous Nimègue. Il passa ensuite en Allemagne, sous les ordres du marquis de Villars, et fut blessé à la bataille de Fredelingen, où il se distingua. Employé à l’armée d’Allemagne, en 1703, il servit au siège de Brisack, sous le duc de Bourgogne ; au siège de Landau, sous le maréchal de Tallart, et combattit à Spire. Promu maréchal de camp (10/02/1704), il se démit du régiment d’Aunis et alla servir à l’armée de Savoie. Il y contribua à la défense de Chambéry, à la prise de Suze, à la soumission des Vaudois, et à la réduction de la vallée d’Aost. En 1705, il se trouva aux sièges et à la prise de Villefranche, de Saint-Ospitio, de Montalban et de Nice ; à la bataille de Turin, en 1706. Il obtint le gouvernement du Velay et de la ville du Puy (4/12/1718), et le grade de lieutenant-général des armées du roi (1/02/1719). Il fut le premier de sa famille qui prit le titre de marquis.

POLIGNAC (Melchior de) — N/ Lavoûte-sur-Loire (11/10/1661), D/ Paris (20/11/1741). Frère du précédent. Cardinal, diplomate et poète latin. Membre de l’Académie française. Ambassadeur en Pologne, il fit élire roi le prince de Conti, mais l’élection ayant été sans effet, il fut disgracié et exilé. Rentré en grâce, il fut nommé cardinal et, en 1709, fut un des plénipotentiaires des conférences de Gertruydenberg, où les Hollandais parlèrent comme un peuple qui n’est pas « accoutumé à vaincre ». Exilé pendant la Régence, pour s’être compromis dans la conspiration de Cellamare, il fut exilé une seconde fois pendant trois ans, puis envoyé à Rome, où il régla les différents relatifs à la bulle Unigenitus. Pendant son absence, il fut nommé archevêque d’Auch. Il composa un poème en neuf chants : L’anti-Lucrèce (Anti-Lucretius, seu de Deo et Naturâ, libri IX), qui lui valut un siège à l’Académie française où il fut reçu (2/08/1704), en remplacement du célèbre Bossuet. On lui doit également : Lettre du maréchal d’Uxelles et de l’abbé de Polignac au grand pensionnaire Heinsius (1710) ; Discours prononcé à l’Académie Française (1704) ; Divertissements de Sceaux (1712) ; etc. Ses œuvres ont été réunies.

POLIGNAC (Camille-Louis-Apollinaire de) — N/ Paris (31/08/1745), D/ Paris (26/10/1821). Evêque de Meaux en 1779, aumônier de la reine en 1780, abbé commendataire de Saint-Epvre en 1781. Il partit en émigration en 1789, mais resta titulaire de l’évêché de Meaux jusqu’en 1801, date du Concordat. Il revint en France sous la Restauration.

POLIGNAC (Jules-François-Armand de) — N/ Paris (30/12/1746), D/ Saint-Pétersbourg, Russie (9/09/1817). Servit au régiment de Royal Pologne, puis au Royal Cavalerie. Aide maréchal général des logis en Bretagne (1778), brigadier (1781), directeur des Postes et des haras. Emigra en 1789 et fut l’ambassadeur des princes auprès de l’empereur d’Autriche. Envoyé à Saint-Pétersbourg, il s’y installa. Pair de France (1814). Chevalier de Saint-Louis. Il avait épousé, en 1767, Gabrielle-Yolande-Martine de Polastron, qui fut gouvernante des enfants de France.

POLIGNAC (Armand-Jules-Marie-Héraclius de) — N/ Paris (15/01/1771), D/ Paris (1/03/1847). Fils du précédent. Ancien officier de hussards, émigre en 1789 et devint aide de camp du comte d’Artois qu’il suivit en Ecosse. Prit part avec son frère Jules aux conspirations de Cadoudal et de Pichegru, contre Napoléon 1er. Arrêté en 1804, condamné à mort. Sa peine fut commuée en prison perpétuelle et il fut interné au fort de Ham, d’où il s’évada en 1813. Rentré en France, fut promu maréchal de camp (24/08/1814) et pair de France. Député de la Haute-Loire en 1815 à la Chambre introuvable. Se retira de la vie politique en 1830.

POLIGNAC (prince Auguste-Jules-Armand-Marie de) — N/ Paris (14/05/1780), D/ Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise (30/03/1847). Frère du précédent. Emigré en 1789, servit en Russie, puis le comte d’Artois et participa aux complots de Cadoudal. Emprisonné jusqu’en 1814, il fut fait en 1815 comte et pair de France et inspecteur général de la garde nationale, maréchal de camp. Ambassadeur à Rome, puis à Londres (1823-1829), ministre des Affaires étrangères et dernier président du Conseil des ministres du roi Charles X. Auteur des fameuses Ordonnances, causes de la Révolution de juillet 1830. Libéré en 1836, après six ans de détention à Ham. Il est l’auteur de quelques ouvrages politiques.

POLIGNAC (comte Camille-Henri-Melchior de) — N/ Versailles (27/12/1781), D/ Fontainebleau (2/02/1855). Frère des précédents. Servit d’abord dans l’armée russe, puis passa en Angleterre. Enseigne dans le régiment de Dillon (1803), lieutenant (1806), capitaine dans le régiment sicilien (1810). Colonel dans l’armée française et aide de camp du comte d’Artois (1814), puis du duc d’Angoulême (1815). Sert ensuite dans l’armée royale du Midi, fut promu maréchal de camp (26/12/1815). Gouverneur de Fontainebleau en 1825 à 1830. Chevalier des ordres du roi, commandeur de la Légion d’honneur.

POLIGNAC (prince Alphonse-Armand-Charles-Georges-Marie de) — N/ Londres, Angleterre (27/03/1826), D/ Paris (30/06/1862). Fils du prince Jules (1780-1847). Elève de l’Ecole polytechnique, capitaine d’artillerie en 1855. Auteur de nombreux mémoires de sciences mathématiques, dont: Recherches nouvelles sur les nombres premiers (Paris, 1851), et poète : Le Faust de Gœthe, traduit en vers français (Paris, 1859).

POLIGNAC (prince Charles-Ludovic-Marie de) — N/ Londres, Angleterre (24/03/1827), D/ La Bouzarea, Alger (13/01/1904). Frère du précédent. Officier de l’armée d’Afrique, spécialisé dans les questions sahariennes, chef du bureau arabe de Sétif. Nommé à l’état-major en 1870, il fut fait prisonnier à Metz. Attaché militaire à Berlin après 1871, il retourna en Algérie en 1877. Colonel en 1879, il prit sa retraite en 1887. Outre des articles dans divers journaux, il publia France et islamisme (Paris, 1893), ainsi que Notice sur l’état politique et social du pays des nègres, resté manuscrit.

POLIGNAC (prince Camille-Armand-Jules-Marie de) — N/ Millemont, Seine-et-Oise (16/02/1832), D/ Paris (15/11/1913). Frère des précédents. Officier aux chasseurs d’Afrique, il démissionna en 1859. Prit part à la guerre de Sécession américaine de 1861 à 1865 dans les armées sudistes en qualité de général de brigade, puis de division et remporta la victoire de Mansfield. Revenu en France, il devint chef de bataillon de la garde mobile de la Haute-Loire (juillet 1870), général de brigade (18/10/1870), il commanda la 1ère division de l’armée de l’Est, et fut confirmé comme général de division (24/09/1870). Chevalier de la Légion d’honneur. Il avait publié : L’Union américaine après la guerre (Paris, 1866).

POLIGNAC (prince Edmond-Melchior-Jean-Marie de) — N/ Paris (19/04/1834), D/ Paris (8/08/1901). Frère des précédents. Elève du Conservatoire de Paris et de A. Thys. Compositeur de musique, auteur de romances, de plusieurs morceaux de musique religieuse, ainsi que : Où est le bonheur ? ; Le myosotis ; La vieillesse, chœurs (1865) ; L’abeille, chœur (1867) ; Don Juan et Haydée (1876) ; Recueil de douze mélodies ; Les adieux de Deidamia ; Tarentelle. Il fut aussi l’ami de Saint-Saëns, Debussy et Gabriel Fauré.

POLIGNAC (comte Melchior-Henri-Georges-Marie de) — N/ Guidel, Morbihan (21/06/1856), D/ Paris 16e (20/11/1925). Ancien élève de l’Ecole des Chartes. Esprit très lettré, auteur de différents livres sur la littérature hongroise. Maire de Lavoûte-sur-Loire de 1919 à 1924.

POLIGNAC (prince François-Sosthène-Marie-Joseph de) — N/ Paris (4/10/1887), D/ (26/12/1981). Chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre 1914-18, maire de La Jumellière (1919-65), conseiller général de Chemillé (1922-45), député du Maine-et-Loire (1928-40). Sa seconde épouse, née Hedwige-Marie-Camille de CHABANNES LA PALICE, née à Paris (2/12/1895), a publié : Les Polignac (Paris, Fasquelle, 1960), ainsi que des romans et des ouvrages de recherches : Anne de Beaujeu.

POLIGNAC (duc Jean-Héracle-Armand-François-Emmanuel-Marie-Joseph de) — N/ Versailles (14/10/1914). Maire de Villers-Vermont, chevalier de l’ordre national du Mérite, médaille de Dunkerque, croix du combattant 1939-45. Le duc Jean-Héracle de Polignac est l’auteur de : Châteaux de la Haute-Loire, plaquette (1970) ; Tourisme en Haute-Loire, plaquette (1971) ; et de l’important ouvrage sur La Maison de Polignac (1975).

POLIGNAC — (Voir aussi CHALENCON)

POMARAT (Michel-Louis-Paul) — N/ Le Puy (27/01/1907). Au cours de sa brillante carrière dans la magistrature, il fut successivement en poste à la Grande chancellerie, à Paris, en 1930, puis juge à Cusset, substitut à Aurillac et au Puy, procureur à Tournon, substitut au procureur général de Riom, et, en 1945, procureur de la République au Puy. Président des anciens élèves du lycée du Puy, chevalier de la Légion d’honneur (1958) ; membre de la Société académique du Puy, dont il fut le président (1966-1984). Il s’est fait apprécier par ses vastes connaissances au sein des associations littéraires, artistiques et culturelles de notre région. Son esprit d’humanisme est inséparable de l’érudition qui le caractérise. On lui doit un grand nombre d’études historiques publiées notamment dans le Bulletin de la Société académique et les Cahiers de la Haute-Loire.

POURRAT (Henri) — Ambert, Puy-de-Dôme, 1887-1959. Ce grand écrivain auvergnat a laissé une œuvre qui intéresse notre département par les incursions nombreuses qu’il y fit, ne serait-ce que Les vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes, quatre volumes, publiés en 1922, 1925, 1930, et 1931 (Albin Michel) plusieurs fois réédités ; La maison Dieu (1943).

PROU (Bernard) — N/ Paris 20e (27/12/1944). Licencié ès sciences physiques. Professeur de physique à Vincennes puis à Alfortville. Très attaché à la Haute-Loire depuis 1970. Membre de l’Institut d’études et de recherches maçonniques. Membre de la société française d’études du XVIIIe. Participe à la revue Humanisme. Il a publié avec Michel Achard : Franc-maçonnerie en Haute-Loire. Le Réveil anicien (éditions du Roure, 1993) ; Laurent-Eynac (1886-1970), le premier ministre de l’Air (éditions du Roure, 1998). Auteur de nouvelles (Le baron de Ceyssac…), participe à un ouvrage collectif sur La Fayette (Ed. de la Borne) et à la réédition des Documents maçonniques (Ed. du Dragon).

QUINQUETON (Alain-Paul-Joseph-Antoine) — N/ Le Puy (7/02/1941). Ingénieur des services agricoles. Bulletin historique de la Société académique : Objets mobiliers en provenance de la villa gallo-romaine des Souils, d’Arlempdes (1969). CHL : Le gisement de la Tène finale de Marcilhac (Saint-Paulien) (1978) ; Découverte de la grotte Béraud, commune de Saint-Privat-d’Allier (BHSAc, t. 45) ; Découverte du site Moustérien de Rochelimagne (Bull. de la société préhistorique française (1991). Participe aux Annales des Amis du musée Crozatier (2000, 2001, 2002).