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LASCOMBE (Adrien-Mathieu) — N/ Brioude (8/02/1830). D/ Le Puy (17/02/1915). Après ses études au collège de Brioude, il entra dans l’administration des télégraphes et fut en poste à Lyon, à Bonneville, à Paris, à Moulins, puis à Limoges. Revenu au pays, il se consacra alors entièrement à l’étude de l’archéologie et de l’histoire vellave. Devint, en 1871, bibliothécaire de la ville du Puy, puis conservateur et directeur du musée Crozatier, secrétaire-archiviste (1880-1903) de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire. Ce savant érudit a publié de nombreux mémoires et notices et collabora à différentes publications telles que les Tablettes historiques du Velay, Velay-Revue. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Le cardinal de Polignac, 1661-1741 (Le Puy, 1870) ; Notice sur Odo de Gissey (1871) ; M. de Thou dans le Velay (1872) ; Histoire et légende. Notre-Dame des Tours (1874) ; Inventaire du trésor de l’église d’Allègre en 1592 (1875) ; Répertoire général des hommages de l’évêché du Puy, 1154-1741 (1882) ; Découverte d’antiquités gallo-romaines à Vorey-sur-Arzon (1885) ; Le feu au Puy, étude historique sur l’organisation des secours contre l’incendie (1893) ; La bibliothèque municipale du Puy, avec Charles Godard (1907) ; etc.

LAURANSON-ROSAZ (Christian) — N/ Autun, Saône-et-Loire (10/01/1952). Licencié en droit de l’Université de Saint-Etienne (1973). DES d’histoire du droit (1974) et de Sciences politiques (Université de Lyon II) ; docteur d’Etat en droit (1984, Université de Paris X). Assistant à l’Université de Saint-Etienne. Outre différents travaux et études d’histoire locale, parues dans Chroniques monistroliennes, il est l’auteur d’un important ouvrage : L’Auvergne et ses marges, Velay, Gévaudan, du VIIIe au Xe siècles : la fin du monde antique ? (1987).

LONJON (Bernard) — N/ Borne (13/09/1951). Ingénieur des Arts et des Métiers (informatique). Informaticien puis libraire en livres anciens. Publie Edouard Gazanion, poète vellave à l’assaut de Montmartre. Une vie de patachon (2004, Ed. du Roure). Il participe à des revues littéraires sur les écrivains « montmartois ». Il a récemment publié Emile Reynaud, le vrai inventeur du Cinéma, aux éditions du Roure (2007).

MACHABERT (Henry-Auguste) — N/ Le Puy (30/06/1928). D/ Le Puy (19/06/1985). Photographe au Puy, fut un temps juge au tribunal de commerce. Auteur d’un Album souvenir sur la Libération du Puy.

MALÈGUE (Jean-Antoine-Hippolyte) — N/ Le Puy (19/02/1825). D/ Le Puy (17/12/1901). Géographe et écrivain distingué, membre de la Société académique du Puy. En plus de nombreuses cartes qu’il avait dressées pour le département de la Haute-Loire, il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages, dont : Album photographique d’archéologie religieuse, texte d’Aymard (Le Puy, Marchessou, 1857) ; Nivellement général de la Haute-Loire (1865) ; Guide de l’étranger dans la Haute-Loire (1866) ; Eléments de statistique générale du département de la Haute-Loire, suivis du dictionnaire des lieux habités (1872) ; Guide du touriste dans la Haute-Loire (1886) ; Album des tapisseries de La Chaise-Dieu ; La ville du Puy et ses monuments (1891).

MANDET (Pierre-François-Jean-Gilbert, dit Francisque) — N/ Le Puy (29/08/1811). D/ Riom, Puy-de-Dôme (23/06/1885). Fils du précédent. Après ses études au lycée de Clermont, il fit son droit à Paris où il prit sa licence (15/02/1835). Inscrit au barreau du Puy la même année, il est nommé, en 1843, substitut au tribunal de la même ville, puis (8/04/1848) substitut du procureur général à Dijon où peu après (27/11/1848) il devient avocat général. Enfin, en 1849, il sollicite et obtient un siège de conseiller à la cour de Dijon et, en 1850, il part siéger à Riom où il prit sa retraite (30/11/1880). Officier de la Légion d’honneur. D’une ancienne famille de magistrats originaire de Riom, il a laissé de nombreux et importants travaux historiques, parmi lesquels : Histoire des troubadours du Velay, avec leurs poésies (Le Puy, 1838) ; Histoire de la langue romane, couronné par l’Institut (1840) ; Histoire des guerres civiles, politiques et religieuses dans les montagnes du Velay, pendant le XVIe siècle (Le Puy, 1840) ; Ma fille, poème ; La marquise de Verneuil (inédit) ; Documents relatifs à l’histoire du Velay (Le Puy, 1842) ; Histoire poétique et littéraire de l’ancien Velay (Le Puy, 1842) ; L’ancien Velay. Histoire, archéologie, mœurs, topographie (Moulins, 1846), ainsi que de nombreuses biographies, monographies et études historiques. Mais son œuvre la plus importante est sans conteste : Histoire du Velay, en sept volumes (Le Puy, 1859-1862), qui le classe, après le docteur Arnaud, comme le second historien du Velay. Membre de plusieurs sociétés savantes, il fut le fondateur du musée de Riom qui porte aujourd’hui son nom.

MANGON de LALANDE (Charles-Florent-Jacques) — N/ Roye, Somme (1770). D/ Paris (10/06/1847). Inspecteur des domaines à Poitiers, membre non résidant de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts du Puy (1834). Président de la Société des antiquaires de France, à Avranches en 1842, membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Auteur de nombreux travaux archéologiques, dont : Essais historiques sur les antiquités du département de la Haute-Loire.

MARCHESSOU (Annet-Régis) — N/ Le Puy (31/01/1855). D/ (1921). Frère du précédent. Imprimeur, devint, en 1899, le seul propriétaire et directeur de l’imprimerie et du journal La Haute-Loire. Il a édité de nombreux ouvrages.

MARGERIT-BREMOND (Jean-Pierre) — N/ Solignac-sur-Loire (l/06/1866). D/ Le Puy (22/06/1949). Fut, dès 1900, un des pionniers de la carte postale, un de ceux qui l’ont lancée en France. Il parcourut la Haute-Loire pour en fixer ses merveilleux paysages, ses coutumes, qui sont, aujourd’hui, si recherchés des collectionneurs. Il fut aussi l’auteur de quelques livrets-guides édités par lui-même : Le Puy et ses environs (1897), souvent réédités par la suite. Son fils Léon, N/ Fay-le-Froid (25/06/1894). D/ Le Puy (28/05-1987), poursuivit l’œuvre de son père, vers 1912. Passionné de technique photographique, il a tiré un nombre impressionnant de clichés, qui ont illustré un grand nombre de publications.

 

MATHARAN (Maurice-Marie) — Jésuite : Les traditions chrétiennes sur saint Georges, premier évêque du Velay, ou recueil de documents authentiques sur l’apostolat de ce saint évêque, suivi d’un mémoire sur les reliques de saint Georges et de saint Hilaire (Le Puy, Freydier, 1877).

MATHIEU (Roger) — N/ Saint-Jean-d’Aubrigoux (5/04/1927). Ingénieur sorti du conservatoire national des Arts et métiers de Paris, ancien élève de l’Institut d’art et archéologie de Paris I. A donné de nombreuses chroniques d’histoire locale et d’archéologie, dans les journaux et revues, notamment dans l’Almanach de Renouveau (1975-...), dans les Cahiers de Craponne et de sa région (1979-...) et Les Amis de Gonesse. Il a publié : Guides d’archéologie antique du Touring-Club de France pour la Haute-Loire, le Cantal et le Puy-de-Dôme ; une plaquette sur Les pierres levées dans la région de Craponne (1980) ; Le mystère des pierres à bassins (1984).

MÉDICIS (Estienne MÈGE, dit de) — N/ Le Puy (1475). D/ Le Puy (1565). Honnête bourgeois et marchand drapier de la ville du Puy, dont il fut consul en 1530 et 1536. Il résolut d’écrire à peine âgé de 25 ans, l’histoire de son pays afin de conserver à la postérité les noms et les actes de ses « progéniteurs » dignes d’être loués. Les Mémoires de cet historiographe se composent de deux volumes manuscrits ayant pour titre De Podio, qui partent des dernières années du XVe siècle jusqu’en 1559 et renferment le récit des événements arrivés de son temps. Tous les historiens de Notre-Dame du Puy ont consulté les Chroniques d’Etienne de Médicis. Son livre est le reflet de la vie civile, des mœurs de nos pères, de leurs luttes religieuses pendant un demi-siècle. Médicis n’est pas un écrivain de marque, un lettré, comme le XVIe siècle en a tant produit ; néanmoins, il s’exprime librement. Son style est imagé et ne manque ni de vigueur ni d’originalité. Il recueillit, avec un soin pieux, par d’incessantes recherches, les documents concernant « la noble, félice et bénévole cité et ville du Puy d’Anis ». L’ouvrage du vieux chroniqueur ponot est une source inestimable pour l’histoire de notre pays.

MONICAT (Jacques-Antoine-Marie-Camille) — N/ Moulins, Allier (20/03/1903). D/ Paris (8/04/1987). Archiviste-paléographe, conservateur en chef aux Archives nationales (1957). Officier de la Légion d’honneur, commandeur des Palmes académiques et des arts et des lettres. Il a publié : Les grandes Compagnies du Velay (1928) ; Recueil des actes de Philippe-Auguste, en collaboration (1943 et 1966) ; Les chartes du Bourbonnais (1952) ; Comptes du domaine de la ville de Paris, 1457-1489 (1957) ; Histoire du peuple français, avec Robert Vivier.

MONLEZUN (Jean-Justin) — N/ Saramon, Gers (1800). D/ (1859). Chanoine d’Auch et du Puy, auteur d’une Histoire de Gascogne et de L’église angélique ou Histoire de Notre-Dame du Puy (1854).

MONTMORIN de SAINT-HEREM (François de) — Fils de Jean et de Marie de Chazeron, seigneur de Saint-Hérem, Auzon, Chassignolles, Lupiat, etc. Epousa (12/02/1526) Jeanne de Joyeuse, dame de Bothéon. Gouverneur d’Auvergne, il eut à faire face au début des doctrines luthériennes et aux premiers troubles que celles-ci entraînèrent. Commandant, en 1557, d’une compagnie du connétable de Montmorency, il fut fait prisonnier des Espagnols à la bataille de Saint-Quentin, où, peut-être, il trouva la mort, car son nom n’est plus mentionné depuis cette date.

MONTMORIN de SAINT-HEREM (Gaspard de) — N/ (vers 1530), tué à Issoire, Puy-de-Dôme (9/06/1577). Fils du précédent, qu’il suivit dans les campagnes contre la maison d’Autriche ; fait prisonnier à la bataille de Dreux en 1562. Egalement gouverneur d’Auvergne, il fut en lutte continuelle dans la guerre religieuse qui sévissait à son époque. Son attitude pendant la Saint-Barthélemy est assez controversée. En 1576, il fut un des quatre députés de la noblesse d’Auvergne aux États généraux de Blois. Ennemi acharné du marquis de Chavagnac, gouverneur d’Issoire et chef des huguenots, il vint l’assiéger en cette ville où il trouva la mort dans de sanglants combats.