A-E

ADHÉMAR de MONTEIL (Aymar) — N/ vers 1050 dans la seigneurie de Peyrins (Dauphiné), D/ Antioche (Turquie) (1/08/1098). Evêque duPuy (1079-1098). Abbé de Saint-Pierre de Bourg, puis chanoine et prévôt de la cathédrale de Valence. Aurait fait un premier voyage à Jérusalem (1086). Montra tant de zèle au concile de Clermont, que le pape Urbain Il le nomma légat apostolique (1095) pour la première Croisade, où il se distingua par sa bravoure. Le Tasse le fait figurer dans sa Jérusalem délivrée. C’est en mémoire de ce prélat que les évêques du Puy portèrent dans leurs armes une épée avec la houlette pastorale. Certains lui attribuent la paternité du Salve Regina et c’est de lui que ce chant aurait pris le nom « d’antienne du Puy » (antiphona de Podio).

AMALVI (Christian) Cliquez >>>

ARCHAUD (Roger) — N/ (15/08/1934) Félines de Sembadel. Etudes en Droit. Directeur honoraire des Postes. Retraité à Chadrac, passionné de littérature et de peinture, il a écrit : Le crime de Saint-Arcons-d’Allier, suivi de Mandza grailh et autres histoires (Ed. du Roure, 2000) et une biographie romancée : Le baron de Saint-Vidal, Les guerres de religion dans le Velay, le Forez, le Vivarais et le Gévaudan au XVIe siècle.

ARNAUD (Jean-André-Michel) — N/ Le Puy (28/091760). D/ Le Puy (24/11/1831). Son père, qui était médecin, lui enseigna les premiers éléments de son art, après des études d’abord au collège, puis au séminaire, et l’envoya ensuite à Montpellier pour y faire son cours. Reçu docteur en médecine en 1782, Michel Arnaud fut quelque temps à Paris, puis revint au Puy en 1783. En 1785, nommé médecin des prisons et des hospices, il y resta jusqu’à sa mort. On lui doit la première Histoire du Velay (Le Puy, 1816), mais il a laissé quantité d’autres ouvrages, notamment : Dissertation sur l’usage de l’électricité en médecine (De electricitate ejusque in medicina usibus tentamen physico-medicum) (Montpellier, J.-F. Picot, 1782) ; Observations sur des accès épileptiques, guéris par des fleurs de zinc, Observations sur les bons effets des vésicatoires dans une hydropisie anasarque et ascite (ces deux mémoires dans le Journal de Médecine, 1788) ; Les pneumonies bilieuses (communication à l’Académie royale de Médecine) ; Les végétaux naturels dans le canton du Puy (1789) ; Analyse des eaux minérales (1790) ; La topographie médicale du canton du Puy (1792) ; Recherches sur la vraie latitude du Puy (comm. 1819) ; Flore du département de la Haute-Loire ou Tableau des plantes qui y croissent disposées suivant la méthode naturelle (1825) ; Mémoire sur la mortalité parmi les habitants du Puy (1826) ; Eaux minérales de Margeaix, des Salles, des Estreix et des Pandraux (1827) ; Race bovine de Salers (1829) ; Recueil des événements qui ont eu lieu au Puy depuis 1775 jusqu’en 1815 inclus, ce dernier ouvrage, imprimé en 1931, peut se considérer comme étant la suite de son Histoire du Velay. Membre correspondant de plusieurs sociétés savantes, le docteur Arnaud a été l’un des principaux fondateurs, en 1825, de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts du Puy, dont il fut le premier président (1826-1829). Il avait épousé, en secondes noces, Marie-Antoinette NOGIER de SOLIGNAC, N/ Puy (19/12/1784), D/ Vals-près-Le-Puy (12/06/1864) qui collabora à plusieurs de ses travaux et termina, après la mort de son fils Louis-Marcellin, son ouvrage sur la Flore de la Haute-Loire, qu’elle publia, complétant, après quarante ans d’exploration, les recherches que son mari avait déjà éditées sur le même sujet.

AYMARD (Auguste) — N/ Le Puy (5/12/1808). D/ Le Puy (26/06/1889). Fils d’un ancien négociant et conseiller de préfecture au Puy. Commença ses études au lycée de cette ville et les termina au collège Louis-le-Grand de Paris. Remarqua-blement doué, d’un esprit lucide et d’une intelligence supérieure, Aymard dirigea toutes ses facultés vers l’étude des époques primitives. En 1824, lors de la création du premier musée du Puy, collabora avec Bertrand de Doue, de Becdelièvre, Ruelle, Arnaud et Moussier au classement des collections encore embryonnaires. Archiviste départemental (1840 à 1880) ; membre de la Société d’Agriculture (1829), il en devint le président (1871-1876). Membre de plusieurs sociétés savantes françaises et étrangères. Maire de Vals. Chargé en 1832, de la section des antiquités et médailles du musée, il organisa une salle destinée à l’archéologie préhistorique. Toutefois sa science de prédilection fut la paléontologie. Dès son retour dans sa ville natale, il recueillit tous les échantillons préhistoriques des nombreux gîtes fossilifères de la région. Il découvrit ainsi et il écrivit plusieurs espèces nouvelles aujourd’hui classées. Mais ce qui contribua surtout à attirer sur lui l’attention du monde savant, ce furent ses nombreux écrits sur L’Homme fossile de Denise, ainsi que sa théorie des dykes éruptifs. Président de la Société des Amis des Sciences, Industrie et Art (1878-80). Auteur de nombreux et importants travaux dont la plupart ont été publiés dans les Annales de la Société d’Agriculture du Puy, dans les revues scientifiques, entre autres le Bulletin de la Société géologique de France, les Tablettes historiques du Velay et les feuilles locales : La Haute-Loire, L’Annonciateur, et de plusieurs mémoires lus à l’Académie des Sciences. Ses travaux manuscrits ont été recueillis par la bibliothèque du Puy.

BACHELIER (Émile-Joseph-Alexandre) — N/ Saint-Didier-en-Velay (27/06/1888). D/ Craponne (21/12/1978). Reçu docteur en médecine par la faculté de Lyon, il vint s’installer à Craponne (1913). Mobilisé comme médecin de bataillon pendant la guerre de 1914-18, son courage lui valut la croix de guerre. Érudit historien et archéologue, il est l’auteur de nombreux ouvrages et chroniques d’histoire locale, quelquefois sous le pseudonyme de SAINT-DIDIER. Membre de la Société Académique du Puy, et de l’Almanach de Brioude. Histoire du Velay : les institutions, des origines aux invasions barbares (Yssingeaux, 1936). Sa sœur Emilie-Marie-FLEURIE N/ Saint-Didier-en-Velay (31/03/1881) D/ Craponne (13/07/1966) fut un excellent poète.

BECDELIÈVRE (vicomte de, Francois-Gabriel-Philippe-Narcisse) — N/ Le Puy (28/05/1778). D/ Feurs, Loire (1/10/1855). Fut avec de Bastard, de Brive, etc., un de ceux qui contribuèrent le plus au développement intellectuel de la province du Velay où son père était venu se fixer en prenant sa retraite. Chevalier de la Légion d’honneur en 1821. Il est un des fondateurs de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts ; il fut le véritable instigateur et organisateur du musée du Puy (1823) qu’il dirigea lui-même pendant de nombreuses années. On lui doit aussi la création des écoles industrielles (1829). Ecrivain en même temps qu’artiste de talent, il s’est occupé principalement de critique d’art et d’archéologie. Il a composé un ouvrage sur les monuments de la Haute-Loire. Le musée du Puy possède de lui des copies et dessins, plusieurs portraits : deux copies de Paysage, d’après J. Duprès : Le retour de l’enfant prodigue ; Étude d’un lynx, tué en 1822, dans le département de la Haute-Loire ; Tête d’un guillotiné ; Marine, copie d’un tableau de Justin ; Portrait de Pierre Julien, statuaire ; Antiquités romaines ; La tour Pannessac ; Portrait du général de Frévol de Lacoste ; Portrait de famille ; Vue de l’abbaye de Doue ; Vues pittoresques de la Haute-Loire. Il est aussi l’auteur d’un grand Christ en croix peint pour la cour d’assises, qui se trouvait à la cathédrale du Puy. Il se retira au château de Bigny, près de Feurs, où il mourut.

BERTRAND (Régis) Cliquez >>>

BESQUEUT (Jean-Claude) — N/ Le Puy (12/01/1950). Etudes d’histoire locale, très appréciées, dans Per lous Chamis : Les souterrains de la Haute-Loire ; La légende d’Apollon à Polignac ; Les incidences de la Croisade des Albigeois en Velay ; Artisanat religieux (1982) ; Décors insolites des maisons de vigne (1983) ; Requiem pour une race : la mézine (1984) ; Le clergé réfractaire, moteur de la contre-Révolution dans l’ouvrage collectif : La Haute-Loire et la Révolution française (1988) ; Nos samedi matin, la cuisine de l’amitié, collectif (1996), et avec Gaston Joubert : Le journal d’un bourgeois du Puy au XVIIIe siècle ou le vrai journal de Jean-Dominique Mialon (Editions du Roure, 1997). Il est aussi le personnage phare d’une nouvelle de Bernard Prou, Le Baron de Ceyssac, éditée aux éditions du Roure (2003).

BILOGHI (Dominique) Cliquez >>>

BOUDON-LASHERMES (Albert BOUDON, dit) — N/ Le Puy (28/02/1882). D/ Le Puy (12/07/1967). Fils du précédent. Homme de lettres, historien, archéologue, félibre, etc. Après des études de droit couronnées par une thèse sur la Sénéchaussée présidiale du Puy (1908), il se consacra exclusivement aux recherches, inter-rompues seulement par la guerre de 1914-18, où cependant il créa un journal de tranchées : L’Echo du Boqueteau. Son œuvre est considérable, et l’on peut dire qu’en plus, il avait fait naître une véritable école de chercheurs, d’historiens et de poètes. Il est à l’origine de revues telles que La terre vellave et brivadoise et Terroirs. Parmi ses nombreux ouvrages : Notes sur l’origine des familles du Puy (1909) ; Le vieux Puy : vieux logis et vieilles familles (1911) ; Voyage en Orient du 1er ministre du roi de Chosson (1911) ; Les chouans du Velay (1911) ; L’instruction publique au Puy sous l’ancien régime (1912) ; Le Velay pittoresque ; Les origines de la cité d’Anis ; Glori oublidado (1914) ; C’est l’estrambord, pièce en vers (1914) ; Les vieilles races de nos montagnes, région de Pradelles ; Les dames d’Espinchal et la baronnie de Dunières (1918) ; Notices biogra-phiques sur les journalistes du front, morts au champ d’honneur (1920) ; Le château des Eperviers, roman (1920) ; Le grand Pardon du N.-D. du Puy de 992 à 1921 (1921) ; Chansons de tranchées (1922) ; Les vigueries carolingiennes (1930) ; Us et costumes du Velay (1937) ; Le Velay gallo-grec (1958) ; etc. Il a utilisé quelquefois plusieurs pseudonymes comme : Pierre Dénurols, Dagodubnos, Estève Médicys, Vozy. Sa fille Colette-Jacqueline, née à Aiguilhe, le 17 mai 1926, est l’auteur de quelques poésies parues dans Terroirs.

BRANCHE (Jacques) — N/ Paulhaguet (1590). D/ Pébrac (29/09/1662). Chanoine et curé de Langeac. Hagiographe de Notre-Dame du Puy. Cet historien distingué a également publié : Amalthée, ou Corne d’abondance des grâces et vertus de la glorieuse Vierge (sacrés éloges de la mère de Dieu) (Lyon, 1622) ; Vie des saints et saintes d’Auvergne et du Velay (Le Puy, 1652).

BRINCARD (Henri) — N/ Savennières, Maine-et-Loire, le 18/11/1939. Diplômé de l’Ecole des chartes (1965). Licencié en philosophie et théologie de l’Université de Fribourg. Ordonné prêtre en 1975, réside à l’abbaye de Saint-Pierre de Champagne-sur-Rhône. Evêque du Puy depuis le 2 octobre 1988.

BUREL (Jean) — N/ Le Puy vers 1540. D/ Le Puy (l/12/1603). Continuateur d’Etienne de Médicis, contemporain de François 1er, historiographe, Jean Burel nous a conservé l’histoire des guerres civiles dans nos montagnes : Mémoires, concernant tout ce qui s’est passé de curieux, dans la ville du Puy et aux environs. L’auteur, zélé catholique, après avoir rapporté quelques faits d’une époque antérieure à son siècle, décrit fort en détail les évènements arrivés dans le Velay, depuis l’an 1560 jusqu’en 1597. Il assista à l’assaut d’Espaly par le baron de Saint-Vidal. Mathieu de Chalvet, président à la chambre des enquêtes du Parlement de Toulouse de passage au Puy, fit assigner Jean Burel, dit Boudon, pour lui apporter les Mémoires qu’il avait écrits sur ce qui s’était passé au Puy pendant les troubles (30/10/1596) ; mais Burel se borna à la remise d’un extrait de ses mémoires qu’il conserva. De son mariage avec Antoinette Forestier, il eut un fils Jean (N/ 10/10/1568), qui continua les Mémoires de son père, nous menant ainsi jusqu’aux premières années du règne de Louis XIII (1604 à 1629).

CABANEL (Patrick) Cliquez >>>

CATHARY (Clément) — N/ Moux, Aude (23/12/1828). D/ La Réunion (23/05/1863). Jésuite. Pub. : Ruessium et l’antique acropole du Puy (1859).

CHABRON (Gaspard) — N/ Saint-Paulien vers 1570. D/ avant 1650. Docteur en droit et avocat en la sénéchaussée et siège présidial d’Auvergne à Riom. Gaspard Chabron était intendant et juge de la vicomté de Polignac. Il a laissé sur cette illustre famille une Histoire manuscrite de la maison de Polignac écrite entre 1620 et 1630.

CHANON (Georges-Philippe-François) — N/ Aurec-sur-Loire (13/10/1950). Publiciste et directeur du journal Front Occitan (1974-1981), puis participe à la création de l’association « Les Editions du Roure » entreprise d’édition. Secrétaire général de mairie (Espaly-Saint-Marcel, Le Chambon-sur-Lignon). Secrétaire fédéral du parti socialiste de la Haute-Loire (1993-1995). Pub. Le jacobinisme, du club des Jacobins aux Sociétés populaires ; Conventionnels : tous régicides, dans l’ouvrage collectif : La Haute-Loire et la Révolution française (1988).

CHASSAING Augustin — N/ Pontaumur, Puy-de-Dôme (25/12/1830). D/ Le Puy (3/05/1892). Fit son droit à Paris en même temps que l’école des Chartes. Licencié en droit, il obtint en 1854, le diplôme d’archiviste paléographe avec pour thèse Essai sur la géographie territoriale et politique de l’Auvergne aux IXe et Xe siècles. Inscrit tout d’abord au barreau de Riom, il entra dans la magistrature comme substitut à Cusset, puis juge au tribunal du Puy en 1862. Membre de la Société académique, il se consacra à l’histoire locale et publia un grand nombre d’études sur la Haute-Loire, notamment les manuscrits d’Etienne de Médicis, de Jean Burel et d’Antoine Jacmon; ainsi que le Cartulaire des Templiers du Puy-en-Velay (1882) ; Spicilegium Brivatense (1886) ; Cartulaire des Hospitaliers (1888) ; Le Velay en 1771 (1890) ; Catalogue des manuscrits de la bibliothèque du Puy (1890) ; etc.

CREMILLIEUX (André-Bertin-Gabriel) — N/ Gap, Hautes-Alpes (2/08/1937). Instituteur au Puy, responsable du musée du Monastier, il est l’auteur de nombreuses études, : BHSAc : Notes d’archéologie préhistorique (1966, 1969) ; Liste des datations C14 en haute vallée de la Loire, (1977) ; CHL : Approche paléthnologique d’un site du IIIe millénaire, à Salettes (1977) ; directeur de publication de L’abri sous roche de la Beaume d’Arlempdes (1980), nombreuses études (CHL) notamment sur l’habitat rural, les pierres datées. Auteur d’une biographie romancée d’un personnage aventureux du Monastier, Baptiste Eymard (1989) ; La sirène et le chapiteau roman. Velay, avec Pierre Burger (Ed. du Roure, 1997) ; Voyage au pays des béates (co-auteur, de Borée 2003). Il a participé à des travaux sur l’île de Pâques (Obsidienne) et Tahiti (R.L. Stevenson).

DARNE (Jean-Marie-Joseph-Victorien) — N/ Retournac (12/03/1865). D/ Polignac (4/08/1940). Ordonné prêtre (15/06/1889), il fut vicaire à Saint-Julien-d’Ance, à Saint-Pal-en-Chalencon (1891), à Yssingeaux (1898), curé de Polignac (1911) pendant vingt-cinq ans, chapelain d’honneur de Notre-Dame (1934) et chanoine honoraire (1936). Pub : L’église de Polignac et ses peintures murales (1940).

DAVIGNON ou d’AVIGNON (Hugues) — N/ Le Puy vers 1580. D/ Le Puy en (16..). Fils de Gaspard et de Marguerite d’Orvy d’Agrain. Marié, vers 1605, à Yssingeaux, avec Marie Planchette, dame de Livinhac. Seigneur de Monteils, docteur ès droit et avocat en la sénéchaussée du Puy (1630). Hugues Davignon n’est connu que par son poème en trois chants : La Velleyade ou délicieuses merveilles de l’église Nostre-Dame du Puy et pais de Velay (Lyon, Louys Muguet, 1630), Ses écrits sont un témoignage de la sincérité de sa foi et surtout de sa dévotion à Notre-Dame. Cependant, il appartient à une famille qui avait épousé jadis la cause de la Réforme : son aïeul, nommé comme lui Hugues Davignon, est désigné par nos chroniqueurs comme un des partisans montagnards les plus exaltés. Ce fut lui qui, en 1566, après la promulgation de l’édit du chancelier, offrit sa maison aux luthériens du Puy « Gaspard de Monteilz, fils de l’autheur, à ma mère Catherine Ferrand, veuve d’Antoine Planchette, vivoit bourgeois de Sainct-Dydier, vers acrostiches ».

DES ROYS ou DESROYS (Mathurin) — N/ Montfaucon. il appartenait à une vieille famille bourgeoise de Montfaucon qui comptait de nombreux membres dans les ordres et la magistrature. Mathurin Desroys était curé de Montfaucon, où il est né à une date inconnue, chanoine de Notre-Dame du Puy, prieur de Saint-Didier-la-Séauve (XVIe siècle). Pub : La fondation et érection de la sainte, dévote et miraculeuse église de Nostre-Dame du Puy, bastie par révélations divines (Lyon, Claude Nouvry, 1523). Cette histoire de Notre-Dame du Puy est une sorte de poème légendaire en prose et en vers dédié à Amédée de Saluces, doyen de la cathédrale. Odo de Gissey le fait naître un siècle trop tôt. Son épître dédicatoire au doyen et au chapitre de Notre-Dame du Puy est datée du 12/05/1519 et non de 1419, comme le prétend l’historien cité plus haut, ordinairement exact.

DOLESON (Claude) — On pense que l’auteur d’un mystère qui fut joué au Puy, en 1518, intitulé : Le mistère et histoire miraculeuse nouvellement faïcte à personnages, de l’advenement dédicace et fondation du dévot et singulier oratoire de Nostre-Dame du Puy d’Anis, pourrait être un religieux dominicain, de l’ordre des frères prêcheurs, du couvent de Saint-Laurent, au Puy, Claude Doleson. La poésie en langue d’oc reparaissait dans ce mystère, et Claude Doleson, dans trois rôles de paysans, s’exprimait avec un naturel, une propriété de termes et une correction qui contrastent avec la platitude de ses vers français. Claude Doleson, originaire du Lyonnais (D/  1511) est l’auteur d’un mystère à trente cinq personnages. Œuvre Mystère de l’édification et dédicace de l’église Notre-Dame du Puy et translation de l’image qui y est, conservé à la Bibl.. Nat. Ms. fr. (Cioranesco : Dict. des Lettres Françaises, XVIe).

DURANSON (Alexis-Antoine) — N/ Le Puy (17/07/1763). D/ Pradelles (21/08/1820). Appelé aussi DURANSON de LA BRUYERE. Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées du Puy, qui est l’auteur d’un important mémoire sur les Antiquités du Puy (Le Puy, Marchessou, 1904). Il mourut subitement à Pradelles.